Il existe déjà un sujet sur cette libellule (http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... lva#p30478) avec d'ailleurs de bien meilleures photos que les miennes, mais il m'a semblé intéressant de montrer quelques caractères significatifs pour la détermination...
D'abord, les deux images (prises à l'arrache sur la végétation bordelière d'un étang d'Ile-de-France):
Passons à la mini-partie "didactique"...
On sait que c'est un Anisoptera (ailes antérieures et postérieures différentes).
Quelle famille?
Les ailes montrent des cellules discoidales disposées non-longitudinalement à la bordure de l'aile -> ce n'est donc ni un Cordulegastridae, ni un Aeshnidae (ceci dit, l'allure générale -habitus- renseigne aussi sur l'identité familiale de la bestiole, pour qui a un tant soit peu l'habitude):
Restent un paquet de familles... mais on exclut tout de suite les Corduliidae qui présentent des reflets métalliques et notre Macromiidae, à l'abdomen noir et jaune.
Restent donc les Libellulidae.
Une tache noirâtre à la base de l'aile postérieure, exit donc les genres Crocothemis, Orthetrum, etc.
Reste
On note que le nombre de nervures anténodales est supérieur à 12, il s'agit d'eau stagnante, donc exit les Trithemis, et on se retrouve avec le genre Libellula.
Les yeux gris-bleu du mâle achèvent la micro-diagnose: c'est Libellula fulva Müller, 1764...
CQFD!
Bonne fin de journée!


