Désolé mais je vais encore apporter de la contradiction car l'affaire n'est pas aussi simple qu'il n'y parait!
Bien sûr il y a la question scandaleuse des braconniers mais surtout l'épineux problème de la surpopulation.
Pour les premiers, les éléphants sont pour eux comme les tigres ou les requins pour les chinois, les pibales pour les médocains. pas de solution, sinon réguler les braconniers par du "tir sélectif"!

mais on ne touche pas les chinois puisqu'il s'agit d'eux, encore eux!
L'autre problèmes, celui des éléphants dans les réserves est qu'
ils mangent 1 arbre par jour! (c'est un euphémisme mais à peine exagéré)
Quand leur concentration devient trop élevée, les dégâts sur la la flore arbustive est considérable. Ils ne se contentent pas de brouter le feuillage mais couchent les troncs pour leur permettre d'arracher l'écorce qui est pour eux une réserve importante de sels minéraux. Un arbre traité de cette manière n'y survit généralement pas, ce que j'ai vu au Kenya et en Afrique du Sud et a été confirmé par les gestionnaires des parcs nationaux. Ailleurs la question ne se pose pas puisqu'il n'y a plus d'éléphants!
lire ici:
http://bft.cirad.fr/cd/BFT_291_13-24.pdf
Or dans ces réserves, les troupeaux, protégés se développent et atteignent souvent le seul critique acceptable pour la flore locale ce qui arrive dans les réserves les plus anciennes car l'espace vital n'est pas extensible.
Pour régler le problème, il n'y a que deux solutions:
1 - déplacer les bébêtes; opération lourde, complexe et chère d'autant que ces animaux doivent être déplacés en famille.... (sinon ils conservent une dent contre l'humain toute leur vie) Ces opérations sont rarissimes car elles demandent des moyens et surtout l'accès par route pour les gros porteurs.
Une des expérimentation qui devait être réalisée dans le park Kruger en Afrique du Sud consistait à "pousser les éléphants" de l'autre côté de la Limpopo river pour les installer au Mozambique, de l'autre côté du fleuve. Le Mozambique n'avait plus de faune sauvage en raison d'une guerre civile qui a duré 20 ans. Je ne sais pas si l'expérience a été réussie mais l'idée était bonne mais pas facilement transposables dans tous les cas.
2 - Les tuer! oui c'est bien ça, détruire une partie de la population pour limiter la déforestation des savane qui peut atteindre des niveaux dramatique. Les pays ne pratiquent pas tous de la même manière,J'ai entendu dire qu'au Zimbabwe, la méthode adoptée consiste à détruire toute une tribu constituée de femelles, jeunes mâles et éléphanteaux, à la kalachnikov. Ceci pour ne pas laisser de survivants qui retiennent très bien cet épisode douloureux et deviennent alors trop agressifs. Donc les "tirs sélectifs" sont rarement appliqués sauf pour les grands mâles solitaires.
En général la chair est distribuée aux populations locales.
à la TV il y a régulièrement des reportages (ARTE) sur ce sujet, le dernier est passé il y a moins d'un mois et se passait au Botswana où les pachydermes se rapprochent des localités et posent des problèmes de "voisinage" mais il n'a pas été cité de cas d'extermination.
En dehors de ces cas liés à la gestion des populations, bien entendu il y a les braconniers, les paysans qui se débarrassent de voisins gênants (les éléphants qui détruisent les récoltes) et des pilleurs de viande.