Bonjour,
je suis désolé pour toi. La réforme de la formation des enseignants ne se fait pas sans mal et l'état, en recherche d'économies, ne facilite pas la vie de ceux qui sont à la jointure des systèmes.
Dans le mème ordre d'idée, lors d'une sortie APBG le 5 juillet dernier, un jeune collègue admissible et qui a réussi son année de stage a demandé le soutien de l'APBG pour avoir l'autorisation d'un congé pour faire un stage d'un an à l'ENS pour préparer l'agreg.
Je conseillerais d'abord de rechercher une piste pour continuer dans l'enseignement. Dans les établissements, il y a beaucoup de collègues qui ont passé les concours internes après avoir été maitres auxilliaires...
Dans le domaine vivant et microscopie, il y a certainement des pistes, mais celles qui passent par le statut d'entrepreneur, nécessitent une sérieuse dose de persévérance à mon avis (et aussi malheureusement par des investissements de départ ).
Pour le "vivant", l'animation fournit peut être le plus de postes salariés (animateur nature dans les MJC, les cités des sciences et leurs émanations, guide nature dans un parc ou une réserve naturelle...)
Le journalisme scientifique est un domaine proche et il y a d'illustres exemples comme J.H.Fabre, d'enseignants devenus vulgarisateurs.
Dans les 2 cas, je ne sais pas quelles formations complémentaires sont possibles. Il faut trouver la structure d'accueil, faire preuve de motivation et se former sur le terrain...
Pour la "microscopie", la photographie scientifique au microscope est un domaine possible, mais ou il y a de la concurrence. Plusieurs auteurs ont mis la photo au microscope à leur catalogue comme autrefois Claude Nurydsany , ou actuellement Gilles MArtin.
Il y a sur le forum un post sur un couple allemand (voir
http://www.eyeofscience.de/en/ )qui vend des images qu'il réalise au MEB...
Pour la vente de microscopes optiques, j'ai l'impression que si autrefois les firmes pouvaient recruter des passionnés formés sur le tas, la tendance a ensuite été l'embauche de jeunes ingénieurs (parfois moins compétents sur les pratiques que les précédants) mais actuellement de toute façon, les poste de commerciaux sont très peu nombreux et ils doivent faire de gros déplacements sur de grosses portions de la France. Mais il faut se renseigner...
La réparation et l'entretien des microscopes demandent de grosses compétences techniques et sont parfois sous traitées actuellement. Voir par exemple une entreprise comme optilab de G. Wastiaux... Mais j'ai l'impression que des techniciens licenciés par les grosses firmes se sont mis à leur compte pour proposer de l'entretien...
Et la tendance est aussi encore malheureusement à moins de réparation pour un renouvellement accéléré. Mais peut être que l'on reviendra la dessus dans une perspective de durabilité par réemploi des objets?
Finalement, l'idée de Fred de rechercher un domaine pointu de réalisations est à étudier. En micrographie, il y a certainement des niches comme technicien pour des domaines sous traités actuellement par les universités ou les unités de recherche, comme la réalisation de lames minces citée par Fred ou, autre exemple que j'ai vu, la réalisation et la photographie de coupes végétales pour des études expérimentales de phytopathologie...
Mais je n'ai aucune idée de formations, et surtout de la façon de trouver des clients potentiels...
Pour la curiosité, je peux citer un métier incroyable touchant à la microscopie et que je n'aurais pas cru exister avant de croiser un possesseur de BH2 dans un stage sur les micromycètes: il s'agit de la surveillance phytosanitaire de pelouses de golfs suisses!!!
Donc bonne chance pour trouver ton secteur de niche ou plus classiquement pour réintégrer un emploi plus traditionnel.